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Wednesday, October 06, 2004
Daifallah on ADQ's support of autonomy
The non-Quebec portion of Canada has only a superficial understanding of provincial politics in that province and especially so on the issues of autonomy, independence, separation, etc... as a matter of provincial politics as opposed to federal politics or real policy. The non-Quebec Canadian view is schizophrenic in that it loathes anything that threatens the status quo while willing to accept that Quebec is, in fact, different and being unwilling to tolerate any criticism of special status for the province. Anything that threatens the status quo, therefore, is dismissed or caricatured are dangerous. So it is nice to see Adam Daifallah examine the ADQ's support of autonomy and why the party would do it (perhaps it is more about politics than a desire to leave Canada or distance themselves from Ottawa) and what it's effects might be (better than separation if it were ever to become a reality). The big problem with "autonomy" is that is is not exactly clear what it is, which is precisely why it should be examined by its critics and debated among all.
Daifallah is hardly a supporter of autonomy but he says that "Given the choice between the ADQ and the pequistes, I'll go with the former." A lot of Quebeckers are not happy with their position within Canada, so there will always be voters in that province who want an alternative to the status quo; better autonomy, for both Quebec and Canada, than separation. "At some point, sovereignist voters will have to acknowledge that they are getting nowhere and have no chance of winning a referendum," writes Daifallah. "Mr. Dumont's idea is a logical, achievable alternative for them ... it might be our best chance at a permanent solution to the Quebec-Canada question." I think that Daifallah is right to say this, but I'd look forward to an honest discussion about it before committing myself one way or another.
The party's support for autonomy is also better for Quebec; the ADQ is the most reformist of the three major parties in the province, notwithstanding Mario Dumont's regrettable retreat from his previously ambitious tax cut and choice in education positions. Quebec needs a lot of cleaning up and as far as Jean Charest has gone, it is not nearly enough. If "autonomy" is the bold idea that propels the ADQ to the next level of electoral success, then so be it; it is preferable to a fully separatist party that supports the statist, big government status quo within the province.
I hope that despite Norman Spector's dismissal of Daifallah as "naive," that this column leads Canadians to think more clearly about the realities of Quebec politics.
Posted by Paul Tuns on October 6, 2004 in Canadian Provincial Politics | Permalink
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Comments
Thanks to Paul for this. The ADQ convention was fascinating. Very robust, lively debate. I was surprised and disappointed to see no Conservative Party MPs in attendance (although staffers from the OLO were present.) This party is fertile ground for the CPC, and they look to be recovering nicely from the setback of last year's provincial election. Dumont is still only 34 years old; he's not going away anytime soon.
I found visceral response of the Anglo media to this idea of "automomy" shocking. I think a lot of people jumped the gun without reflecting and thinking it through.
Posted by: Adam Daifallah | 2004-10-06 11:23:49 AM
Anyone who is watching QP today will see that the predictions in this column are being borne out.
Une entente faite de mots et d'argent
Le Devoir
Jeudi, le 23 septembre 2004
Comme c'est le cas de la plupart des accords intergouvernementaux, l'entente sur la santé négociée par le premier ministre Paul Martin et ses homologues provinciaux et territoriaux est avant tout faite de mots et d'argent.
Tous ces mots ont été rédigés à huis clos, après deux jours de discussions télévisées. C'est seulement à ce moment-là que les vraies négociations ont commencé. M. Martin a fourni l'argent, davantage qu'il n'en avait offert à la veille de la conférence, et certainement beaucoup plus que ce qui aurait été offert s'il ne s'était pas engagé pendant la campagne électorale à rester devant les caméras aussi longtemps que nécessaire pour réparer le système de soins de santé, et ce, pour une génération entière.
Dans l'atmosphère d'une conférence où les premiers ministres sont fatalement soumis à la pression des médias et ne se préoccupent que de savoir s'il y aura des résultats ou non, il est toujours tentant pour les participants de rechercher l'ambiguïté afin d'aplanir des différences.
Comment expliquer autrement ce communiqué ? «Reconnaissant qu'un fédéralisme asymétrique permet l'existence d'ententes particulières pour n'importe quelle province, les premiers ministres ont également convenu qu'un communiqué distinct soit émis pour faire état des arrangements intervenus entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec en ce qui a trait à l'interprétation et à la mise en oeuvre du présent communiqué.»
Au Québec, les premiers reportages sur la conférence n'ont porté presque exclusivement que sur ce deuxième communiqué. Dans un document de deux pages, le fédéralisme asymétrique y est défini comme un «fédéralisme flexible qui permet notamment l'existence d'ententes et d'arrangements adaptés à la spécificité du Québec».
En fait, l'accord sur la santé a été vu par certains comme une percée quasi révolutionnaire, le reste du Canada ayant finalement reconnu la spécificité du Québec. Cela a fait naître l'espoir d'autres accords de ce type à l'avenir.
Voulant sans doute faire élire une majorité de députés au Québec au prochain scrutin, les ministres du cabinet Martin n'ont rien fait pour tempérer cette étourderie. Pierre Pettigrew a même dit que l'entente sur la santé reconnaissait le «peuple québécois», une déclaration qui devrait causer des soucis aux avocats et aux diplomates qui travaillent au ministère des Affaires étrangères.
Dans le reste du pays, certains ont vu l'accord sur la santé comme l'héritier de l'accord du Lac-Meech. À cela, M. Martin a répondu que «le Québec est distinct», ajoutant que la protection de sa compétence dans le domaine de la santé était très importante. Cela n'empêche pas qu'il lui soit difficile de prétendre que les Québécois souffrent d'un diabète particulier ou que leur système de santé offre des chirurgies «distinctes». Cela est encore plus difficile à comprendre pour la go-gauche anglo-canadienne de Toronto, pour laquelle le pouvoir de dépenser (dans les domaines de compétence provinciale) relève du fédéral.
Le chef néo-démocrate Jack Layton dit qu'il a toujours appuyé l'idée d'un fédéralisme asymétrique pour le Québec. Ceci ne l'empêche pas de critiquer la position de M. Martin en lui reprochant de ne pas s'être attaqué à la «croissance de la prestation privée des services de santé», en ignorant -- pour des raisons politiques évidentes -- le fait qu'il y a plus de cliniques privées au Québec qu'en Alberta, véritable bête noire du Parti libéral du Canada et de la gauche canadienne.
En fait, dans le reste du Canada, les gens ont commencé à comprendre que si on accepte le fait que le Québec a besoin d'un statut particulier dans le domaine de la santé, il sera très difficile à l'avenir d'expliquer pourquoi son statut ne devrait pas évoluer en direction de la souveraineté-association, voire de l'indépendance. La réaction de Jacques Parizeau à l'accord n'a échappé à personne.
Après avoir salué les mérites des arrangements asymétriques pour le Québec, l'ancien premier ministre de la Saskatchewan et commissaire fédéral sur la santé, Roy Romanow, a exprimé des inquiétudes, à titre de commentateur au réseau CBC, selon lesquelles l'accord pourrait ouvrir une porte à l'Alberta et aux autres provinces qui souhaitent gérer la santé à leur guise.
En fait, le chef de l'opposition, Stephen Harper, maintient que l'entente sur la santé n'a rien en commun avec l'accord du Lac-Meech, auquel il s'est opposé, parce qu'elle permet à toutes les provinces de négocier des arrangements asymétriques.
Tout comme le premier ministre Martin, M. Romanow a mentionné le fait que le Québec a choisi de ne pas participer au conseil pancanadien sur la santé, oubliant que l'Alberta avait pris la même décision. Les deux hommes ont également cité le régime des rentes distinct du Québec comme un précédent, oubliant que Pierre Trudeau était entré en politique justement pour lutter contre cette tendance vers un statut particulier pour le Québec. Cette semaine, les purs et durs, comme le sénateur Serge Joyal et l'ancien ministre des Finances et vice-premier ministre sous Jean Chrétien, John Manley, ont critiqué l'entente.
En diplomatie, l'ancien secrétaire d'État des États-Unis, George Shultz, a souvent dit que les mots sont importants. C'est également vrai dans les relations fédérales-provinciales, particulièrement lorsqu'un des partenaires, en l'occurrence le Québec, se définit comme une nation.
M. Martin et les premiers ministres provinciaux devraient clarifier le sens de tous ces mots pour éviter toute confusion à l'avenir.
Posted by: Norman Spector | 2004-10-06 12:42:03 PM
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